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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 22:42

MEXIQUE : Cancùn

Nous nous en étions arretés à ce fameux ouragan qui nous arrivait dessus... la suite.

... On est un peu sonnée par la nouvelle. Dean, notre nouvel ami du voyage nous fonce droit dessus a près de 400 km/hr. On est au milieu de l'hôtel, on pose nos sacs, on réfléchit. les solutions? Prendre des infos. On discute avec deux trois voyageurs qui visiblement, en savent autant que nous. Dur dur le retour à la réalité. On était déjà plongées dans notre séparation, la fin de ce périple. Nous voilà en train de prendre des mesures pour finir ce voyage saines et sauves.

Les nouvelles ne sont pas bonnes. La dernière fois qu'un ouragan de ce type a traversé le Mexique, il a ravagé Cancun, et fait pour bilan plusieurs mort. Mais l'heure n'est pas à paranoïer, et étrangement, une grande sérénité nous habite. Le temps passe d'un coup beaucoup plus lentement, et non plus vite comme les films Hollywoodien catastrophes ont pour habitude de nous montrer. Tout est calme dans la ville. Etrangement calme d'ailleurs pour Cancùn, paradis des fetârds. Chacun s'occupe à un rythme presque irréel tellement lent.

On prépare du béton pour faire des socles de protection, démonte les panneaux, barricade chaque fenêtre de planches de bois. On décide de récolter un peu plus d'infos au consulat français, au ministère de l'intérieur Mexicain, et à la mairie. On circule de rues en rues pour trouver les bâtiments,comme d'habitude, avec une carte, quelques conseils de locaux. On voit des voitures quitter la ville, des bus complet partir, et des centaines de voyageurs tentant de prendre un ticket de bus.

Sorties de la mairie, on a quelques infos supplémentaires. L'ouragan arrive bien comme prévu, mais avec peut-être 12 heures de retard. L'aéroport devrait fermer seulement à 16heures. L'avion de Lou doit décoller à 16h20. Il ne reste plus qu'à prendre des infos à l'ambassade. Là, rien de bien réjouissant non plus. Etrangement, encore une fois, le bâtiment est désert. Pas de folle agitation de Français paniqués. Juste nous. On nous inscrit sur une liste, on prend le nom de notre hotel. Et on nous remet une feuille avec un numéro. On retourne à notre guest. Sur la route, on croise des voyageurs qui ont préférés quitter l'hôtel dit "pas sur". Qu'est-ce que ca veut dire exactement? Pas d'idée. Nous on reste. De toute manière, le prix des autres hôtels à doublé minimum, et il ne reste plus de chambres.

On pose nos sacs dans ce qui sera peut-être la dernière de ce périple à deux. Bizarre ce mélange de sensations. Bizarre de s'être préparées à un départ qui reste en suspens, ce mélange de joie qui nous habite à l'idée de traverser encore une étape ensemble, à l'idée de prolonger cette aventure, et d'autre part, cette espèce d'énigme, de danger qui gravite à quelques kilomètres de nous. On range nos sacs, on tourne en rond. Chaque instant, on le sait, sera gravé au fond de nous. Et ces moments paraissent d'un infini long. On les savoure finalement. Etre ensemble encore quelques minutes, vivre un truc, une aventure, un voyage extraordinaire, ensemble.

On passe aux chose sérieuse. Lou tente en vain d'avoir des infos sur son vol. Pourquoi? Parce que le vol prévu entre Los Angeles et londres dépend du vol entre Cancun et Los Angeles. Malheureusement, ce sont deux compagnies différentes, et si Lou n'a pas son premier vol, le retour en Europe sera perdu. Il faut donc anticiper. Alaska airlines, compagnie low cost, n'a pas prévu de déplacer son vol un peu plus tôt, et n'est même pas sure de pouvoir l'assurer. Aucunes infos avant le lendemain matin 9 heures, heure américaine. notre agence de voyage tour du monde est fermée : Il est trop tard dans la nuit en France pour espérer les joindre. Lou leur envoi un mail en priorité haute, leur expliiquant la situation, et leur demande d'annuler la correspondance entre L.A et Londres. Tant pis, elle préfère passer deux ou trois jous a L.A, plutôt que de payer un autre vol si celui de Cancùn décolle.

Reste plus qu'à attendre. Si ca se trouve, l'ouragan sera là dans la nuit.

On fait la connaissance d'un hollandais, habitué a cancun, propriétaire d'un grand hôtel ici. Il était présent lors du dernier ouragan, et nous rassure un peu quant à la sécurité de l'hébergement. Si lui, vient là ce n'est pas pour rien. N'empêche que quant on voit l'aspect de l'hôtel on peut avoir des sérieux doutes quant à sa résistance à des vents de 300km. Il se réfugie ici car son hôtel a été évacué, trop proche du front de mer. Il nous assure que pour lui c'est une aubaine : Danger= liquidation dernière minute des stocks des magasins= affaires. Un ordi PC dernier cri à 300 euros, ca laisse quand même à réfléchir!

Il nous conseille de "ravitailler". Eau, lait, céréales, et toute bouffe qui ne doit pas être chauffée. C'est parti, taxi, nous voilà dans un grand centre commercial. Le spectacle en vaut le détour. Là, les rayons on été dévastés : Céréales, eau, biscuit, chips et compagnie n'apparaissent même plus sur les stands. Si ce n'est  quelques paquets ouverts. Dingue. Les autres rayons sont emballés sous célophane, réunis au centre de la pièce prêt à affronter les vents. On revient chargées. et on fait la rencontre de français. Il ont réussis à dégoter le numéro perso de l'ambassadeur, et ont d'autres infos. On passe la soirée a rire, jouer aux cartes, tout en surveillant en temps réel la trajectoire de l'ouragan sur internet. Y'a plus qu'à attendre.

On passe une drôle de nuit. Lou se lève tôt et n'obtient pas plus d'infos. Reste a attendre. Drôle de dernière journée. C'est dingue tout ce qui se passe dans nos têtes. Mais à voyage extraordinaire, il fallait une fin extraordinaire. Pour l'heure, on attend.

Lou et Maye, France

- Publié dans : MEXIQUE
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Commentaires

Et bien que de péripéties tout au long de ce voyage !!! Du début à la fin ! Vous avez pu découvrir de très près les avantages et les inconvénients de ces magnifiques pays. bisous à vous deux!
Commentaire n°1 posté par élo le 13/05/2008 à 10h25

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